Les usages les plus fréquents du botox en chirurgie esthétique

Le botox ne se contente plus d’être un nom qui circule dans les cabinets de chirurgie esthétique : il s’est imposé comme un acteur incontournable, un outil de choix pour transformer un visage sans passer par la case bistouri. Ses applications vont bien au-delà de la chasse aux rides, et ses usages sont aussi variés que les attentes de celles et ceux qui franchissent la porte d’un cabinet de médecine esthétique.

Qu’est-ce que le botox ?

Au départ, la toxine botulique, ou botox, était utilisée par les médecins pour apaiser les contractions musculaires involontaires. Son histoire démarre dans les années 1970, pour corriger le strabisme chez l’enfant, apaiser les tics du visage, calmer des clignements d’yeux que rien n’arrêtait. Peu à peu, les champs d’application se sont multipliés : rééducation fonctionnelle, fidélité aux traitements neurologiques, prescription en ophtalmologie et en O.R.L. L’autorisation officielle d’utilisation en France arrive en 1990.

Mais un événement change la donne. Le Docteur Carruthers, ophtalmologue canadien, remarque que chez ses patients recevant des injections de botox, les rides du coin de l’œil s’amenuisent de façon spectaculaire. Dès lors, la médecine esthétique s’empare du procédé, d’abord dans l’ombre, puis ouvertement après le feu vert de la FDA américaine pour traiter les rides du lion en 2002. Ce n’est plus simplement un médicament : le botox devient un véritable outil de transformation faciale.

Les usages phares du botox en chirurgie esthétique

En médecine esthétique, le botox a prouvé son efficacité sur plusieurs terrains. Son action ne s’arrête pas aux rides : il intervient à différents niveaux, selon ce que l’on recherche.

Ralentir les premières marques du temps sur le visage

Quels sont les usages les plus courant du botox en chirurgie esthétique

Puisque le botox freine les contractions musculaires, il agit en amont sur les futures rides d’expression. C’est tout l’avantage de miser sur la prévention, en particulier sur plusieurs zones sensibles du visage :

  • Le front, avec ses lignes horizontales liées aux muscles frontaux.
  • La ride du lion, verticale et placée entre les sourcils, signe d’un visage souvent contracté.
  • La patte d’oie, évasée au coin des yeux, qui apparaît lorsque le muscle orbiculaire des paupières se manifeste.

En limitant l’action de ces muscles, les rides arrivent plus tardivement. Pour aller plus loin, ce document détaille l’approche médicale : https://www.revmed.ch/view/811957/6467275/RMS_2434_854.pdf

Diminuer les rides déjà installées

Mais le botox ne s’arrête pas à la prévention. Il se révèle précieux face aux traces déjà présentes. Lorsqu’une ride d’expression n’est pas trop ancrée, le produit peut la faire disparaître entièrement. Sur un pli plus profond, il l’atténue nettement. Cette approche bénéficie aux rides du front, à la ride du lion et à la patte d’oie, mais aussi à d’autres aspects du sourire.

Le botox intervient ainsi pour adoucir certaines mimiques jugées « gênantes » par certains patients. Un sourire trop gingival ? On cible le muscle qui relève exagérément la lèvre supérieure. Des commissures tombantes ? Un peu de toxine botulique permet de rééquilibrer la bouche, redonnant une expression plus sereine.

Un autre usage, souvent méconnu, concerne la forme du visage. Injecté dans les masséters, ces muscles puissants de la mâchoire, le botox les détend, réduisant progressivement la largeur du bas du visage. Il en résulte des lignes plus douces, une mâchoire visiblement moins carrée, sans chirurgie.

Le botox s’est fait une place de choix dans le paysage de la médecine esthétique. D’abord réservé aux démarches purement médicales, il peaufine aujourd’hui les visages en toute discrétion. Son avenir ? Il s’écrit au fil des visages qu’il transforme, en repoussant sans cesse la frontière entre soin et beauté, et en laissant à chacun le choix du reflet qu’il souhaite offrir au monde.

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